Ma manière de me sentir vivante


Vous portez surement une bague, un bracelet, un collier, bref quelque chose qui sublime votre corps, votre tenue, j'en porte aussi occasionnellement. Mais j'ai choisi une manière plus personnelle, plus risquée, plus douloureuse, plus couteuse et irréversible (ou presque) d'embellir le mien.
Je pourrais vous faire un blabla de quelques heures sur la vision de mon corps et comment le tatouage a réussi à changer ça en quelques sortes, mais je vais m'en tenir à vous raconter l'histoire de mes petits dessins de peau sans trop de chi-chi!




Ca fait très longtemps que je m'intéresse aux tatouages, c'était quelque chose de très défendu quand j'étais petite, donc forcément je me suis focalisée dessus. On va dire que depuis mes 11 ans, je savais qu'un jour où l'autre j'allais passer sous les aiguilles. Mes parents sont contre, donc impossible d'avoir une autorisation parentale. Et leur avis comptait énormément pour moi, j'avais donc très peur de leur réaction.

Mon père aime les femmes natures, sans bijoux, sans maquillage, donc je vous laisse imaginer sa réaction quand il a vu mes tattoo, il ne supporte pas ça et compare ça à de la mutilation.
Ma mère voulait pendant longtemps s'en faire un, au final elle n'a jamais sauté le pas et persiste à penser que je vais m'arrêter un jour.




J'ai donc été sage et attendu mes 18 ans pour le faire, et voilà qu'un soir, dans mon ancienne coloc, armée d'une aiguille à coudre, de désinfectant et d'encre de chine, un petit point d'interrogation fleuri sur mon auriculaire. Le stick'n'poke m'a tout de suite conquise, on contrôle et maitrise sa douleur, c'est NOTRE bébé, mais ce n'est pas moins dangereux, donc faites attention si vous sautez le pas, j'écrirais un article à ce sujet très bientôt (mais il existe déjà quelques modes d'emploi sur l'internet)





Quelques jours après, au bout de 2h30 de souffrance et de galère, une part de pizza était sur mon pied. Pour le coup, j'ai vraiment eu du mal à la finir. Et à la fin de la semaine, j'allais me faire percer le septum, je vous laisse donc imaginer la tête de mes parents quand je suis rentrée à la maison ce week-end là!





Quelques mois ont passés, je m'étais en quelques sorte calmée, puis j'ai enfin fais mon premier "vrai" tattoo, à un tattoo bar, par Cheyenne (la soeur de mon amoureux, qui ne l'étais pas encore à l'époque) un petit diamant brut tout mims sur le bras.




Et deux jours après c'était reparti: mon dernier stick'n'poke: cyka (un mot pas joli joli en russe) juste en dessous de mon diamant.

Mais pour celui là: j'ai eu le droit à une petite infection surprise qui est passée relativement vite, mais qui fût relativement douloureuse.




Quelques semaine après, je passais sous les aiguilles de Xav der Pirate, pour un hippocampe-licorne, qui me donne un air de marin d'après mon mec, qui me ressemble trop trop. Zéro douleur, ça me faisait même des petits guillis dans le bras, c'était plus agréable que désagréable.





Puis fin août, c'est Clara, alias Dixminets qui mit sa patte à mon oeuvre (trop d'humilité la meuf) avec deux nouveaux dessins! Un petit gland sur le pied, best friend tattoo avec Thibault, mon meilleur ami d'enfance, et ce coup ci: ça a piqué sa mère. Pareil pour l'autre: un dessin de mon chat sur l'avant bras, j'ai vraiment douillé et là je me suis rendue compte de quelque chose: je me fais tatouer pour me rendre compte que je suis vivante. 







Alors non: je ne compte pas m'arrêter, parce que mon corps est une toile et que je compte bien finir ce tableau au mieux




Et vous, vous avez aussi des p'tits dessins partout? Je veux tout savoir!


Des bisouilles
Lizzy

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